Mai
04
Classé dans (non catégorisé) par admin le 04-05-2020

 

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Auteur : PERRIN MICHEL
Coronavirus : que nous enseigne l’Histoire ?Pour ma génération, cette épidémie mondiale est un événement encore jamais connu, jamais vécu. Pourtant, en discutant avec mes parents, il apparaît que le monde en a déjà connu et pas seulement dans les siècles passés. Nul besoin de remonter à la peste, au choléra ou encore à la grippe espagnole de 1918. D’autres épidémies, ressemblant fortement au Coronavirus ont frappé le monde en 1957 et en 1969.
En 1957, le monde connaît une pandémie nommée « grippe asiatique ». Mon père s’en souvient encore car toute sa famille (père, mère, 5 enfants) va alors rester couchée presque sans possibilité de se lever pendant plus de 15 jours. Cette « grippe asiatique » fera 100 000 morts rien qu’en France et plus de 2 millions de morts dans le monde.En 1969, à nouveau venue d’Asie, la « grippe de Hong Kong » frappe le monde. Elle va faire 31 000 morts en France et 1 million de morts dans le monde. J’ai retrouvé un article du Journal Libération qui comparaît en 2005 le traitement de la canicule de 2003 avec celui de la « grippe de Hong Kong ».

Voici ce que l’extrait de cet article disait de la situation en 1969 :

« On n’avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir. » Aujourd’hui chef du service d’infectiologie du centre hospitalo-universitaire de Nice, le professeur Dellamonica a gardé des images fulgurantes de cette grippe dite «de Hong-Kong » qui a balayé la France au tournant de l’hiver 1969-1970. Âgé alors d’une vingtaine d’années, il travaillait comme externe dans le service de réanimation du professeur Jean Motin, à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon. « Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d’hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s’est calmé. Et étrangement, on a oublié » – Fin de l’extrait-

Ce n’était pas au Douzième Siècle, c’était il y a 50 ans ! Étrangement on a oublié.
Encore plus étrange furent les traitements politiques et médiatiques qui en furent faits. Alors que l’hôpital fait face à une crise sanitaire majeure : afflux brutal de malades, impossibilité de les soigner, mortalité par dizaine de milliers, nul ou presque n’en parle. La presse parle à l’époque de la mission Apollo sur la Lune, de la guerre du Vietnam, des suites de mai 1968… mais pas ou peu des dizaines de milliers de personnes qui meurent dans des hôpitaux surchargés. Pire, le monde continue de tourner, presque comme si de rien n’était.

Alors que nous enseigne l’Histoire ?

D’abord et c’est une bonne nouvelle, que nos sociétés en ont « connu d’autres » et qu’elles se remettent de ces épidémies. Malgré la mortalité de masse provoquée par elles, nous n’allons pas tous mourir et la vie gardera le dessus.
Ensuite, qu’en 50 ans, les progrès techniques ont profondément modifié notre société. En 1969 encore la mort de millions d’individus semblait une fatalité alors qu’aujourd’hui elle nous paraît juste inacceptable. Nous attendons de la science qu’elle puisse nous protéger de toutes ces maladies, les vaincre voire peut être un jour vaincre la mort elle-même. Je parle bien sûr pour nos sociétés occidentales car 100 000 morts nous paraissent un choc majeur et inacceptable en Europe ou en Amérique du Nord alors que personne ou presque ne semble hélas s’offusquer que le Palu puisse tuer chaque année un demi-million de personnes en Afrique…
L’Histoire nous enseigne encore que nos exigences vis à vis de l’Etat ont beaucoup changé. Nous sommes désormais, et c’est le prix de l’Etat providence, dans une société qui « attend tout de l’Etat ». En 1969 personne n’attendait de Pompidou qu’il arrête la « grippe de Hong Kong » ou encore organise le confinement de la population pour sauver des vies. Aujourd’hui le moindre accident est nécessairement de la responsabilité d’une autorité publique et si l’on n’arrive pas à un résultat immédiat et satisfaisant, c’est forcément que les élites ont failli. Que l’on soit bien clair, je ne cherche à excuser personne et il est vrai que le niveau des impôts n’est pas le même qu’en 1969 donc le niveau d’exigence peut légitimement être plus élevé. Je pose juste des constats.
Enfin, l’Histoire nous enseigne que la sphère médiatique a beaucoup changé et influence terriblement le traitement des événements. En 1969 les médias étaient encore pour beaucoup sous le contrôle de l’Etat. Comme on ne pouvait pas arrêter la maladie on n’en parlait quasiment pas. Et la vie continuait tant bien que mal. A l’ère des chaînes d’info continue et des médias sociaux on ne parle plus que de la maladie, du traitement sanitaire, politique, économique. Tout devient très vite sujet à polémique et à scandale. Pire, on a l’impression que notre vision du monde se limite désormais à ce qui défile sur nos écrans. Et comme il n’y a plus que la maladie sur nos écrans on oublierait presque que la vie continue avec ce qu’elle a de plus merveilleux (l’amour par exemple, mais aussi la création, l’innovation…) mais aussi de pire (la haine, la violence, la criminalité, la bêtise…). Bref la saturation de l’info autour de la maladie fait qu’on a l’impression que le monde s’arrête et comme la conscience crée en partie la réalité, il semble vraiment s’arrêter.
Alors vous me direz « autres temps, autres traitements de la maladie et des événements ». Oui, vous avez raison et quelque part heureusement. Ces enseignements de l’Histoire ne nous obligent pas à traiter les choses comme dans le passé. Bien au contraire.

Mais ces voix venues du passé nous disent néanmoins :

que les épidémies ont toujours existé et existeront probablement toujours car elles ne sont pas issues de complots de savants fous manipulés par des militaires dans des labos secrets, mais simplement des virus qui font partie de la Nature, au même titre que nous.

que l’on pourra déployer toute la science et posséder les meilleurs Gouvernements du Monde, il y aura toujours un événement naturel que nul n’avait prévu et que l’on ne pourra pas totalement éviter.
qu’il faut toujours garder l’esprit positif car l’Humanité s’est toujours relevée de ces épidémies. La France s’en relèvera aussi et cela d’autant plus vite que nous saurons faire preuve de résilience et de fraternité dans l’épreuve.

Essayons donc de ne pas perdre nos nerfs et notre moral rivés sur le compteur des morts qui monopolise nos écrans, restons unis plutôt qu’à accuser déjà les uns et les autres, concentrons-nous sur les vies que l’on peut sauver chacun dans son rôle et à sa place, continuons de vivre, d’aimer, d’inventer car ni le monde ni la vie ne se sont arrêtés et profitons peut être, pour ceux qui en ont, d’utiliser le temps pour imaginer le monde meilleur dans lequel nous voudrions vivre à la sortie de cette crise.

Regarder le passé, c’est parfois prendre le recul nécessaire qui permet de mieux construire l’avenir.
Courage et espoir ! Prenez soin de vous ….

J’ai trouvé le texte d’un député du Haut Rhin plein de bon sens et criant de vérité. Nul besoin d’être journaliste avec du verbe pour dénoncer l’évidence !
M.PERRIN

 

 

 

Auteur : Jean-Paul Pezet
Le texte de ce député remet effectivement un certain nombre de choses en place. Ses dernières phrases sont porteuses d’espoir; j’espère que venant d’un élu, elles sont sincères et seront demain actions.

Louis Caul Futy, fondateur des UP74, a décrit dans son premier texte de confinement, un historique assez complet des pandémies de ces dernières décennies:
“1956/58. LA GRIPPE ASIATIQUE
La pandémie de grippe asiatique qui fait alors 2 millions de morts est la 1re à être suivie par des laboratoires de virologie.

1968/69. LA GRIPPE DE HONG KONG se propage rapidement du fait de l’essor de transports aériens.
Elle va faire 1 million de morts.

1987. LE SIDA.
Il va faire,de 1987 à nos jours,32 millions de morts.

2002/2003 Le SRAS
Le SRAS, maladie respiratoire foudroyante a atteint une trentaine de pays, principalement en ASIE
774 morts.

2005/2007 puis 2015 LE CHIKUNGUNYA .
Le virus se répand principalement en ASIE et en AMERIQUE.
205 décès à la RÉUNION.

2009/2010. LE H1N1
Apparue au Mexique, cette grippe donne lieu à des campagnes de vaccination énergiquement encouragées par l’OMS. Le virus va cependant faire 450/500 morts.

2012/2015. LE MERS-CoV.
Ce virus est transmis à l’homme par le dromadaire.
Il se répand au MOYEN-ORIENT et atteint la CORÉE DU SUD .
450 morts.

2013/2016. Le virus EBOLA.
Très grave épidémie qui frappe lourdement l’AFRIQUE DE L’OUEST.
11.000 morts.

2015/2016. Le virus ZICA.
Grave au niveau pulmonaire,il se manifeste prioritairement en AMÉRIQUE et aux CARAÏBES.

2018/2019. La ROUGEOLE.
Le monde connait largement un pic de rougeole qui n’épargne pas l’EUROPE et qui fait environ 200 morts en 2018.

2020. LE COVID-19.
Ce CORONAVIRUS (virus en forme de couronne) qui surgit en CHINE dans la ville de WUHAN (4 millions d’habitants, important port fluvial sur le Yan-Iseu, tout aussi important carrefour ferroviaire et gros centre industriel en extension sidérurgie,textile…)

C’est là qu’une simple poignée de main entre deux personnes a contribué à contaminer le monde…
Telle est notre fragilité, sachant,en plus, qu’en un demi siècle, les virus émergents se sont multipliés. ”

Ce qui me frappe dans cette liste, c’est la fréquence qui augmente, et l’amnésie collective qui gagne à chaque fois, ainsi que l’abandon d’études et de recherches sous prétexte de non rentabilité économique.

Ne faut-il pas trouver des remèdes, puisqu’il semble que l’humanité soit condamnée à subir des vagues virales, mais aussi couper les ailes à l’épidémie en reconsidérant les causes de sa propagation?

 

 

Auteur : ait madeleine
deprimant
demoralisant merci les AMIS de vouilloux

bon courage a tous

 

 

Auteur : Françoise M
Non, faut pas déprimer, Madeleine, que je ne connais pas. Le beau temps revient lundi, et la chaleur aussi 😀
On a tenu le coup presque 7 semaines, c’est pas une semaine de plus qui va nous faire peur. On va y arriver!

 

 

 

Auteur : christine burnier
Pour le moral, une recette bien de chez nous :
Les poires quartier ou “cartis”
Normalement ce plat se réalise avec des poires de notre verger, mais on peu acheter des poires pas trop dures.
Un bocon de lard fumé coupé en dés
Des patates qui tiennent à la cuisson cocotte
Des poires coupées en quartiers, mais on n’épluche pas.
Faire rissoler le lard, ajouter les patates puis un peu plus tard les poires. On laisse cuire tout doucement.
On mange avec une saucisse et de la salade
C’est délicieux.
Bon appétit

 

 

 

Auteur : Jean-Paul Pezet
Merci Christine pour les quarties. Dans la famille, comme on n’est pas bien riches, on coupait le bacon en tranches un peu épaisses et on se passait de saucisse. Pour la salade, le pissenlit est parfait, mais c’est fini ou presque, il est trop dur et amer.

Les poires utilisées étaient surtout des poires fer, assez grosses, très dures, immangeables crues, se conservant très longtemps, mais délicieuses cuites (simplement au four avec un peu de beurre au fond d’un plat et des miettes de cannelle, oh, damnation).

Les quarties avec le chou-rave – rutabaga en français – sont superbes également. J’ai semé dans une terre humide et chaude juste avant les pluies; avec le beau temps qui s’annonce, çà devrait pousser.

quant au moral, avec une certaine modération tout de même, sinon on le retrouve autour de la taille, le moral, et pour d’aucuns cela ne le soutient pas.

 

 

 

Auteur : Françoise M
Mmmmm! Ça fait envie tout ça, enfin, pour moi avec les patates, pas avec le chou-rave!
Une soirée Vouilloux l’année prochaine?
Avec le farcement aussi…

 

 

Auteur : christine burnier
Jean Paul, pas des poires fer, des petites poires qui ne se conservaient.

 

 

Auteur : Jean-Paul Pezet
Eh oui, celle que l’on appelle ici la Jean Nain. Mais elle ne se conserve pas du tout et on ne peut l’utiliser que 2 à 3 semaines vers la fin octobre; au bout de 48 h elle est blette. C’est pourquoi, au printemps on prenait de la poire fer; la Jean Nain était séchée pour faire r’gules, farcement et autres comme la rosset (la poire rouge dont tu parles).

Je n’ai pas souvenir de l’utilisation de la poire du curé, ni de la normand ou autre poire à cidre. Mais à chaque verger sa spécialité!

 

 

Auteur : Jean

Désolé de venir interrompre les derniers échanges de recettes destinés à remonter le moral des troupes. J’ai juste envie d’avoir un regard un peu positif sur cette étrange période que nous vivons.

Comme cela ressort des messages d’hier et de ce matin, chacun s’inquiète de savoir comment notre pays va repartir dans les jours ou mois qui viennent, mais nous faisons une expérience inespérée et à grande échelle, et de cela il me semble qu’il en est peu question : la sobriété, à laquelle nous invite pourtant avec insistance le sage Pierre Rabhi depuis de nombreuses années, ainsi que de nombreux autres analystes ou scientifiques lucides, qui nous alertent sans succès sur la dérive de notre monde qui, nous disent-ils, va droit dans le mur. Mais cette sobriété était jusqu’alors impossible à mettre en œuvre tant notre environnement de vie nous pousse à toujours plus de consommation et de divertissement.

Or voilà qu’il y a 2 mois, en l’espace de quelques jours, cette sobriété a été imposée au monde entier par un minuscule virus, et qu’elle risque de se poursuivre encore de longs mois par la force des choses.
On la supporte plus ou moins bien, mais on sait qu’elle est provisoire, sans se douter qu’elle sera peut-être contrainte et définitive dans les 10 ou 15 ans à venir si à la sortie du confinement on repart de plus belle dans la consommation effrénée.

Nous retraités, déjà habitués à une vie relativement simple dans un cadre privilégié, on pourra s’accommoder assez facilement d’une sobriété prolongée (moins restrictive tout de même !), dont nous percevons par ailleurs les effets bénéfiques dans de nombreux domaines tels la nature, la pollution … Mais comment concilier ce mode de vie plus simple avec une activité économique considérablement réduite, et donc beaucoup moins de travail qu’il faudra bien arriver à partager entre tous les actifs ?

Allez, on ne va pas refaire le monde ce soir. Vous me connaissez, je suis d’un naturel optimiste et souhaitais vous dire que cette expérience inédite de sobriété me fait malgré tout espérer une vraie prise de conscience pour aller vers un monde plus sage.

Bon dimanche !

 

 

Auteur : Jean-Paul Pezet
Grand merci Jean pour cette homélie dominicale d’un sage. Une dernière petite chose et après je me tais, pour un certain temps.
En écho au message de Jean, relire le texte “et tout s’est arrêté” qui est dans l’arbre. Si vous le souhaitez bien sûr!

 

Auteur : Françoise M
Te taire pour un certain temps ? Tu vas y arriver? Moi, perso, j’essaie, mais j’ai du mal 😀

Moi j’aimerais savoir ce qu’il restera dans la mémoire de nos petits enfants… comment ça modifiera, ou pas, leur vie.

 

 

 

 

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