Voici ce que l’extrait de cet article disait de la situation en 1969 :
« On n’avait pas le temps de sortir les morts. On les entassait dans une salle au fond du service de réanimation. Et on les évacuait quand on pouvait, dans la journée, le soir. » Aujourd’hui chef du service d’infectiologie du centre hospitalo-universitaire de Nice, le professeur Dellamonica a gardé des images fulgurantes de cette grippe dite «de Hong-Kong » qui a balayé la France au tournant de l’hiver 1969-1970. Âgé alors d’une vingtaine d’années, il travaillait comme externe dans le service de réanimation du professeur Jean Motin, à l’hôpital Edouard-Herriot de Lyon. « Les gens arrivaient en brancard, dans un état catastrophique. Ils mouraient d’hémorragie pulmonaire, les lèvres cyanosées, tout gris. Il y en avait de tous les âges, 20, 30, 40 ans et plus. Ça a duré dix à quinze jours, et puis ça s’est calmé. Et étrangement, on a oublié » – Fin de l’extrait-
Ce n’était pas au Douzième Siècle, c’était il y a 50 ans ! Étrangement on a oublié.
Encore plus étrange furent les traitements politiques et médiatiques qui en furent faits. Alors que l’hôpital fait face à une crise sanitaire majeure : afflux brutal de malades, impossibilité de les soigner, mortalité par dizaine de milliers, nul ou presque n’en parle. La presse parle à l’époque de la mission Apollo sur la Lune, de la guerre du Vietnam, des suites de mai 1968… mais pas ou peu des dizaines de milliers de personnes qui meurent dans des hôpitaux surchargés. Pire, le monde continue de tourner, presque comme si de rien n’était.
Alors que nous enseigne l’Histoire ?
D’abord et c’est une bonne nouvelle, que nos sociétés en ont « connu d’autres » et qu’elles se remettent de ces épidémies. Malgré la mortalité de masse provoquée par elles, nous n’allons pas tous mourir et la vie gardera le dessus.
Ensuite, qu’en 50 ans, les progrès techniques ont profondément modifié notre société. En 1969 encore la mort de millions d’individus semblait une fatalité alors qu’aujourd’hui elle nous paraît juste inacceptable. Nous attendons de la science qu’elle puisse nous protéger de toutes ces maladies, les vaincre voire peut être un jour vaincre la mort elle-même. Je parle bien sûr pour nos sociétés occidentales car 100 000 morts nous paraissent un choc majeur et inacceptable en Europe ou en Amérique du Nord alors que personne ou presque ne semble hélas s’offusquer que le Palu puisse tuer chaque année un demi-million de personnes en Afrique…
L’Histoire nous enseigne encore que nos exigences vis à vis de l’Etat ont beaucoup changé. Nous sommes désormais, et c’est le prix de l’Etat providence, dans une société qui « attend tout de l’Etat ». En 1969 personne n’attendait de Pompidou qu’il arrête la « grippe de Hong Kong » ou encore organise le confinement de la population pour sauver des vies. Aujourd’hui le moindre accident est nécessairement de la responsabilité d’une autorité publique et si l’on n’arrive pas à un résultat immédiat et satisfaisant, c’est forcément que les élites ont failli. Que l’on soit bien clair, je ne cherche à excuser personne et il est vrai que le niveau des impôts n’est pas le même qu’en 1969 donc le niveau d’exigence peut légitimement être plus élevé. Je pose juste des constats.
Enfin, l’Histoire nous enseigne que la sphère médiatique a beaucoup changé et influence terriblement le traitement des événements. En 1969 les médias étaient encore pour beaucoup sous le contrôle de l’Etat. Comme on ne pouvait pas arrêter la maladie on n’en parlait quasiment pas. Et la vie continuait tant bien que mal. A l’ère des chaînes d’info continue et des médias sociaux on ne parle plus que de la maladie, du traitement sanitaire, politique, économique. Tout devient très vite sujet à polémique et à scandale. Pire, on a l’impression que notre vision du monde se limite désormais à ce qui défile sur nos écrans. Et comme il n’y a plus que la maladie sur nos écrans on oublierait presque que la vie continue avec ce qu’elle a de plus merveilleux (l’amour par exemple, mais aussi la création, l’innovation…) mais aussi de pire (la haine, la violence, la criminalité, la bêtise…). Bref la saturation de l’info autour de la maladie fait qu’on a l’impression que le monde s’arrête et comme la conscience crée en partie la réalité, il semble vraiment s’arrêter.
Alors vous me direz « autres temps, autres traitements de la maladie et des événements ». Oui, vous avez raison et quelque part heureusement. Ces enseignements de l’Histoire ne nous obligent pas à traiter les choses comme dans le passé. Bien au contraire.
Mais ces voix venues du passé nous disent néanmoins :
que les épidémies ont toujours existé et existeront probablement toujours car elles ne sont pas issues de complots de savants fous manipulés par des militaires dans des labos secrets, mais simplement des virus qui font partie de la Nature, au même titre que nous.
que l’on pourra déployer toute la science et posséder les meilleurs Gouvernements du Monde, il y aura toujours un événement naturel que nul n’avait prévu et que l’on ne pourra pas totalement éviter.
qu’il faut toujours garder l’esprit positif car l’Humanité s’est toujours relevée de ces épidémies. La France s’en relèvera aussi et cela d’autant plus vite que nous saurons faire preuve de résilience et de fraternité dans l’épreuve.
Essayons donc de ne pas perdre nos nerfs et notre moral rivés sur le compteur des morts qui monopolise nos écrans, restons unis plutôt qu’à accuser déjà les uns et les autres, concentrons-nous sur les vies que l’on peut sauver chacun dans son rôle et à sa place, continuons de vivre, d’aimer, d’inventer car ni le monde ni la vie ne se sont arrêtés et profitons peut être, pour ceux qui en ont, d’utiliser le temps pour imaginer le monde meilleur dans lequel nous voudrions vivre à la sortie de cette crise.
Regarder le passé, c’est parfois prendre le recul nécessaire qui permet de mieux construire l’avenir.
Courage et espoir ! Prenez soin de vous ….
J’ai trouvé le texte d’un député du Haut Rhin plein de bon sens et criant de vérité. Nul besoin d’être journaliste avec du verbe pour dénoncer l’évidence !
M.PERRIN
Auteur : Jean-Paul Pezet
Le texte de ce député remet effectivement un certain nombre de choses en place. Ses dernières phrases sont porteuses d’espoir; j’espère que venant d’un élu, elles sont sincères et seront demain actions.
Louis Caul Futy, fondateur des UP74, a décrit dans son premier texte de confinement, un historique assez complet des pandémies de ces dernières décennies:
« 1956/58. LA GRIPPE ASIATIQUE
La pandémie de grippe asiatique qui fait alors 2 millions de morts est la 1re à être suivie par des laboratoires de virologie.
1968/69. LA GRIPPE DE HONG KONG se propage rapidement du fait de l’essor de transports aériens.
Elle va faire 1 million de morts.
1987. LE SIDA.
Il va faire,de 1987 à nos jours,32 millions de morts.
2002/2003 Le SRAS
Le SRAS, maladie respiratoire foudroyante a atteint une trentaine de pays, principalement en ASIE
774 morts.
2005/2007 puis 2015 LE CHIKUNGUNYA .
Le virus se répand principalement en ASIE et en AMERIQUE.
205 décès à la RÉUNION.
2009/2010. LE H1N1
Apparue au Mexique, cette grippe donne lieu à des campagnes de vaccination énergiquement encouragées par l’OMS. Le virus va cependant faire 450/500 morts.
2012/2015. LE MERS-CoV.
Ce virus est transmis à l’homme par le dromadaire.
Il se répand au MOYEN-ORIENT et atteint la CORÉE DU SUD .
450 morts.
2013/2016. Le virus EBOLA.
Très grave épidémie qui frappe lourdement l’AFRIQUE DE L’OUEST.
11.000 morts.
2015/2016. Le virus ZICA.
Grave au niveau pulmonaire,il se manifeste prioritairement en AMÉRIQUE et aux CARAÏBES.
2018/2019. La ROUGEOLE.
Le monde connait largement un pic de rougeole qui n’épargne pas l’EUROPE et qui fait environ 200 morts en 2018.
2020. LE COVID-19.
Ce CORONAVIRUS (virus en forme de couronne) qui surgit en CHINE dans la ville de WUHAN (4 millions d’habitants, important port fluvial sur le Yan-Iseu, tout aussi important carrefour ferroviaire et gros centre industriel en extension sidérurgie,textile…)
C’est là qu’une simple poignée de main entre deux personnes a contribué à contaminer le monde…
Telle est notre fragilité, sachant,en plus, qu’en un demi siècle, les virus émergents se sont multipliés. »
Ce qui me frappe dans cette liste, c’est la fréquence qui augmente, et l’amnésie collective qui gagne à chaque fois, ainsi que l’abandon d’études et de recherches sous prétexte de non rentabilité économique.
Ne faut-il pas trouver des remèdes, puisqu’il semble que l’humanité soit condamnée à subir des vagues virales, mais aussi couper les ailes à l’épidémie en reconsidérant les causes de sa propagation?
Auteur : ait madeleine
deprimant
demoralisant merci les AMIS de vouilloux
bon courage a tous
Auteur : Françoise M
Non, faut pas déprimer, Madeleine, que je ne connais pas. Le beau temps revient lundi, et la chaleur aussi 😀
On a tenu le coup presque 7 semaines, c’est pas une semaine de plus qui va nous faire peur. On va y arriver!
Auteur : christine burnier
Pour le moral, une recette bien de chez nous :
Les poires quartier ou « cartis »
Normalement ce plat se réalise avec des poires de notre verger, mais on peu acheter des poires pas trop dures.
Un bocon de lard fumé coupé en dés
Des patates qui tiennent à la cuisson cocotte
Des poires coupées en quartiers, mais on n’épluche pas.
Faire rissoler le lard, ajouter les patates puis un peu plus tard les poires. On laisse cuire tout doucement.
On mange avec une saucisse et de la salade
C’est délicieux.
Bon appétit
Auteur : Jean-Paul Pezet
Merci Christine pour les quarties. Dans la famille, comme on n’est pas bien riches, on coupait le bacon en tranches un peu épaisses et on se passait de saucisse. Pour la salade, le pissenlit est parfait, mais c’est fini ou presque, il est trop dur et amer.
Les poires utilisées étaient surtout des poires fer, assez grosses, très dures, immangeables crues, se conservant très longtemps, mais délicieuses cuites (simplement au four avec un peu de beurre au fond d’un plat et des miettes de cannelle, oh, damnation).
Les quarties avec le chou-rave – rutabaga en français – sont superbes également. J’ai semé dans une terre humide et chaude juste avant les pluies; avec le beau temps qui s’annonce, çà devrait pousser.
quant au moral, avec une certaine modération tout de même, sinon on le retrouve autour de la taille, le moral, et pour d’aucuns cela ne le soutient pas.
Auteur : Françoise M
Mmmmm! Ça fait envie tout ça, enfin, pour moi avec les patates, pas avec le chou-rave!
Une soirée Vouilloux l’année prochaine?
Avec le farcement aussi…
Auteur : christine burnier
Jean Paul, pas des poires fer, des petites poires qui ne se conservaient.
Auteur : Jean-Paul Pezet
Eh oui, celle que l’on appelle ici la Jean Nain. Mais elle ne se conserve pas du tout et on ne peut l’utiliser que 2 à 3 semaines vers la fin octobre; au bout de 48 h elle est blette. C’est pourquoi, au printemps on prenait de la poire fer; la Jean Nain était séchée pour faire r’gules, farcement et autres comme la rosset (la poire rouge dont tu parles).
Je n’ai pas souvenir de l’utilisation de la poire du curé, ni de la normand ou autre poire à cidre. Mais à chaque verger sa spécialité!
Auteur : Jean
Désolé de venir interrompre les derniers échanges de recettes destinés à remonter le moral des troupes. J’ai juste envie d’avoir un regard un peu positif sur cette étrange période que nous vivons.
Comme cela ressort des messages d’hier et de ce matin, chacun s’inquiète de savoir comment notre pays va repartir dans les jours ou mois qui viennent, mais nous faisons une expérience inespérée et à grande échelle, et de cela il me semble qu’il en est peu question : la sobriété, à laquelle nous invite pourtant avec insistance le sage Pierre Rabhi depuis de nombreuses années, ainsi que de nombreux autres analystes ou scientifiques lucides, qui nous alertent sans succès sur la dérive de notre monde qui, nous disent-ils, va droit dans le mur. Mais cette sobriété était jusqu’alors impossible à mettre en œuvre tant notre environnement de vie nous pousse à toujours plus de consommation et de divertissement.
Or voilà qu’il y a 2 mois, en l’espace de quelques jours, cette sobriété a été imposée au monde entier par un minuscule virus, et qu’elle risque de se poursuivre encore de longs mois par la force des choses.
On la supporte plus ou moins bien, mais on sait qu’elle est provisoire, sans se douter qu’elle sera peut-être contrainte et définitive dans les 10 ou 15 ans à venir si à la sortie du confinement on repart de plus belle dans la consommation effrénée.
Nous retraités, déjà habitués à une vie relativement simple dans un cadre privilégié, on pourra s’accommoder assez facilement d’une sobriété prolongée (moins restrictive tout de même !), dont nous percevons par ailleurs les effets bénéfiques dans de nombreux domaines tels la nature, la pollution … Mais comment concilier ce mode de vie plus simple avec une activité économique considérablement réduite, et donc beaucoup moins de travail qu’il faudra bien arriver à partager entre tous les actifs ?
Allez, on ne va pas refaire le monde ce soir. Vous me connaissez, je suis d’un naturel optimiste et souhaitais vous dire que cette expérience inédite de sobriété me fait malgré tout espérer une vraie prise de conscience pour aller vers un monde plus sage.
Bon dimanche !
Auteur : Jean-Paul Pezet
Grand merci Jean pour cette homélie dominicale d’un sage. Une dernière petite chose et après je me tais, pour un certain temps.
En écho au message de Jean, relire le texte « et tout s’est arrêté » qui est dans l’arbre. Si vous le souhaitez bien sûr!
Auteur : Françoise M
Te taire pour un certain temps ? Tu vas y arriver? Moi, perso, j’essaie, mais j’ai du mal 😀
Moi j’aimerais savoir ce qu’il restera dans la mémoire de nos petits enfants… comment ça modifiera, ou pas, leur vie.
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(ouvrir avec Office ou OpenOffice)
Jean-Paul m’a communiqué 2 extraits cadastraux anciens concernant ce fameux ‘’Pont des amours’’ entre St Roch et Cordon, dont il est question dans les ‘’posts’’ précédents. Pour mieux les situer, je les ai positionné sur un fond de plan actuel mixant IGN et cadastre. Vous trouverez le document dans ‘’l’arbre’’
Suite à la réception de plusieurs textes reçus ces derniers temps en rapport avec les curiosités de notre langue, j’ai créé une nouvelle rubrique, également dans ‘’l’arbre’’, intitulée ‘’la langue de chez nous’’.
Bon ‘’pont’’ du 1er mai !
Auteur : Danièle
Coucou tout le monde
Je n’étais pas revenu sur le site… Alors merci a tous pour vos réponses et belles recherches sur le Pont des Amours! Je situe mieux à présent son emplacement de jadis… Vu tous les éboulements qui ont eu lieu dans le secteur ! Je fais souvent une balade jusqu a proximité… Je vais peut être me lancer dans l escalade pour rejoindre St Roch
Bon 1er mai
Bisoud
Auteur :
Pluie toute la journée, ça tombait bien j’ai enfin pu commencer le grand ménage avant la fin du confinement… Eh ben, c’est pas marrant!
Donc, ce soir, plus de pluie, j’ai fait ma sortie d’une heure juste avant la nuit. Je n’ai vu personne! Ah si, j’ai entendu quelques applaudissements à mon passage, fallait pas 😀 😀 La Sallanche a bien grossi, elle occupe tout son lit, le torrent de la Croix ou de la Frasse, (dites-moi) aussi. La neige recouvre les aiguilles de Warens, on va peut-être ressortir les raquettes. A mon retour,les lampadaires étaient allumés, et on apercevait le Mont Blanc tout illuminé derrière les nuages. J’envoie quelques photos à Jean, j’espère que ce seront les dernières avant notre (relative) liberté.
Nous te joignons une image de la carte IGN de 1950 sur laquelle le « Pont des Amours » est encore mentionné. Le Pont des Amours était en fait une passerelle (cadastre Saint Roch 1912 – quartier du Mont) qui servait de trait d’union entre le moulin des Crouys et la commune de Cordon.
Le chemin d’accès au moulin depuis Phiterne est encore praticable, cependant il est situé sur une propriété privée (ex François Gex) ; du côté de Cordon, le chemin a disparu dans le glissement des Murtines ; néanmoins, il existe toujours un gué praticable en amont du moulin qui permet de faire le lien entre les deux communes.
Nous te joignons une image des meules et une image du four à pain du moulin des Crouys.
Belle journée et bon confinement, »
PS: je ne mets pas les images ici, marche pas. Elles seront dans le livret « les minutes de confinés »
Auteur : fevrier marie therese
merci Jocelyne pour tes vidéos
mais à quand tes réponses des écrivains?
Auteur : CHRISTINE BURNIER
Suite Pont des Amours
D’après Régis Burnier (Père Régis), le pont était surtout utilisé pour le moulin.
Régis est le cousin germain de mon époux. Leur grand-père habitait à la Gagère et leur grand-mère aux Murtines. Il n’a pas eu besoin de traverser le pont des amours !!
Auteur : payraud yvette
suite Pont des Amours.
D’après un ami de Sainte-Anne, le chemin des Cruys menait bien au Pont des Amours (c’était un pont en fer et en bois). Son père lui racontait qu’ils allaient au bal à Cordon en passant par là (normal, c’était le Pont des Amours ! on est des romantiques à Saint-Roch).
Il existait un autre passage depuis le Préventorium, mais il n’est plus marqué non plus.
D’autre part, depuis le chemin des Cruys, avant de traverser la rivière, on peut rejoindre Bellecombe en passant le long d’un rocher qu’on appelle « le Rocher des Fées » et c’est là qu’ils avaient caché le trésor de l’église pendant la guerre.
Je suis déjà passé par ce chemin, mais il y a longtemps. Je ne sais pas s’il existe encore.
Bonne suite de confinement à tous et à bientôt.
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Auteur : Jean
Il m’est possible d’ajouter des illustrations à vos commentaires sur le journal “au fil des jours” de “l’arbre de l’amitié” (cf les muguets de Jean-Paul le jeudi 22 avril)
Nouveautés du jour : 1 album d’aquarelles adressé par Yvette Perrin (merci et bravo!), 2 vidéos adressées par Jocelyne et les planches 17 et 18 de Bactérix.
Si comme Yvette ou Jocelyne vous souhaitez partager sur ce site des photos, vidéos, dessins, aquarelles … ou blagues diverses, le plus simple est de me les adresser par mail.
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Auteur : christine burnier
Personnellement, je me régale avec ces commentaires.
Auteur : rose-marie
et la Fouaise … relis, t’as tout mélangé 🙂
l’anniversaire, c’est pas le mien …
Belle journée 🙂
Auteur : alice vaillant
Ah oui Rose je ne comprenais plus rien pour l’anniversaire. Je me disais : elle n’a quand même deux dates d’anniversaire !! Pour le farcement, j’en rêve depuis le confinement mais je n’ai pas assez de patates du marché…
Auteur : Nadine
Coucou à tous , voilà un moment que je suis en panne d’ inspiration… mais toutes vos recettes me mettent l’ eau à la bouche..et je vous rappelle que nous avons qu’ une heure de marche. Personne ne parle de salade composée voilà le printemps et avec toutes ces belles tomates, concombres, fraises et pourtant il me semble que beaucoup sont au jardin. J’ en profite pour souhaiter tout les anniversaires de cette période de confinement et pour ceux d’ après. . L’ occasion de boire une petite coupe en solitaire… j’ aurai besoin du numéro de téléphone de Lisette Odette qui peux me le donner .merci. En attendant continuez de prendre soin de vous , à bientôt.
Auteur : christine burnier
Coucou Rose,
Je ne sais pas si tu as trié les papiers de ton papa, car je suis à la recherche d’un souterrain sur Domancy, où les maquisards cachaient des explosifs. Si tu peux jeter un petit coup d’oeil, merci beaucoup.
Auteur : Jean-Paul Pezet
Bonjour à toutes, pour les tous c’est assez limité!
Vous parlez farcement, j’ai plus de patates correctes et un père Jacques pour moi tout seul, c’est un peu beaucoup. J’ai quelques éléments familiaux sur les farcements que je mettrai sur le site dans les prochains jours.
En ce qui concerne les anniversaires, je suis un fervent partisan de la pratique d’Alice. Pas la dame de Haute-Savoie, village des Houches précisément, mais Alice au Pays des Merveilles/ je crois que c’est le lapin qui lui explique que dans le pays o, fête les non-anniversaires. Ayons tous les jours, au moins entre nous, la petite flamme des bougies dans le coeur, des étincelles dans les yeux, la joie rayonnante, des gâteaux plein le sac et le bon breuvage – avec modération tout de même.
Entre tous, il ne devrait pas y avoir un seul jouir dans l’année où on ne fête ce non-anniversaire. Profitons de chaque jour en bon état qui nous est donné. Carpe Diem comme disaient les anciens.
Par convenance sociale, et pour son farcement et ses petites histoires, j’en souhaite tout de même un très bon à Christine.
Auteur : Danièle M
Coucou tout le monde
Christine, joyeux anniversaire
Et J-Paul, ou autres,
Auriez-vous dans vos archives des photos du Pont des Amours, petit pont qui existait en d’autres temps entre Cordon et St-Roch, sur le torrent de la Sallanche ?!.. J’aurai aimé voir à quoi il ressemblait…
Bisou
Auteur : La Fouaise
Pour Rose, je sais que ce n’était pas ton anni, je réagissais à ton message « Et voilà encore une occasion de perdue » pour te donner la technique pour profiter de toutes les occasions au contraire 😉 Du coup j’ai qd même relu et ok pour Christine 🙂 J’avais cru Babette. Mais effectivement disons bon anni à tous les avril. Et tchin tchin, et bisous
Qu’est-ce que tu écris bien J-Paul, 🙂
Auteur : christine burnier
Coucou danièle pour le pont des amours il faut peut-être demander à Yves borel et François cavalière. Maintenant on passe dans l’eau.
A l’origine, je me demande si ce n’était pas seulement une ou deux planches, mais je ne suis pas une spécialiste de ce sujet.
Auteur : Danièle M
Merci Christine
Je dirai même que l’on ne passe plus tout… les deux cotés sont tout écroulés…
Je ne l’ai d’ailleurs jamais connu ce pont, mais des promeneurs me le demandent encore!!! Son emplacement devait se trouver plus bas que les Murtines, en face de Lévaud..?!
A l’aide J-Paul…
Auteur : Jean-Paul Pezet
A la demande générale, enfin presque, quelques éléments que j’ai en tête concernant le Ponts des Amours.
On va au pont des Amours en prenant un chemin en Phiterne, qui descend avec plusieurs boucles. Cet automne il était parfaitement praticable. Ce chemin passe sur l’emplacement d’un ancien moulin où, d’après ce que j’ai compris, mon arrière grand-père menait son blé.
C’est du côté de Cordon que tout est ébouelé. Je suis monté à quatre pattes, moi qui ne boit jamais d’alcool. Le chemin en haut de l’éboulement est à peine marqué puis plus du tout jusqu’aux Murtines.
Je crois que mon père a connu ce qui s’appelait pont, à la fin de la seconde guerre mondiale, mais il n’était pratiquement plus utilisé.
Pour ce qui est des illustrations, plusieurs remarques:
– passage ancien
– pas connu des monchus donc probablement pas de photo et comme c’est assez raide pour y aller pas de gravure pour étranger.
– côté St Roch on n’aime pas trop en parler parce qu’il était surtout utilisé pour les filles, peu par les garçons. On sait pas trop ce qu’elles leurs trouvaient aux copacaves: ici elles avaient un peu de terre, le gîte et le couvert, de quoi travailler… Les garçons trouvaient presque toujours une fille du terroir bien robuste et courageuse.
Dans une chanson très locale – chanson de Varmes, le plus petit quartier de St Roch – on trouve une strophe qui en parle de nos filles. Je vous mets la traduction française en ajustant deux ou trois mots, un peu trop « softs ».
On voit souvent monter à Varme
Les petits malotrus de la ville
Ils viennent pour faire voir leurs charmes
A nos filles par ci par là
Ils nous caressent les plus belles
En leur faisant mille compliments
Mais c’est plutôt pour nos caves
Ils ne viennent pas quand elles sont vides.
Il existe d’autres strophes pleines de bon sens à notre époque dite moderne. Elles feront peut-être l’objet d’autres messages.
PS1: le texte original en patois figure dans un livret de chansons qu’un certain Raymond Pezet a écrit lorsqu’il était à l’école de St Anne. C’est mon oncle et parrain.
PS2: je vais lancer un appel sur les réseaux pour savoir s’il existe des documents sur le pont et le moulin. Je vous dirai.
Auteur : Jean
Jean-Paul a bien raison d’adresser son dernier bonjour principalement à ‘’toutes’’ : même si je pense qu’ils consultent régulièrement ce ‘’carnet’’, peu d’hommes, dont je fais partie, prennent la peine de rédiger, surtout ces derniers temps. Je m’attèle donc à la tâche, bien que par ailleurs j’essaie d’enrichir le site presque quotidiennement.
Merci pour les nombreux messages adressés sur cette page, j’ai toujours beaucoup de plaisir à les lire, et même souvent l’agréable surprise de découvrir de telles qualités et inventivités de rédaction.
Il y a eu beaucoup de textes culinaires ou historiques surtout ces derniers jours : je me suis laissé déborder pour les reclasser au fur et à mesure dans les pages ‘’recettes’’ et ‘’culture’’ de la rubrique ‘’contributions’’. Je compte sur vous pour me préparer ce reclassement. Françoise M. et Jean-Paul ont déjà fait un gros travail de mise au net de l’ensemble du journal qui pourra permettre d’en garder une trace papier ou une relecture écran plus facile, je les en remercie.
Pour nous cette période de confinement se passe plutôt bien. Elisabeth vient de se mettre dans la confection de 24 masques tissus à la suite de l’invitation de la commune, qui lui a fourni tissu, élastiques et fil (cf modalités en page d’accueil).
Même habitant Vouilloux, nous avons bien apprécié la beauté de la nature de ce printemps ensoleillé. Nous avons découvert plusieurs sentiers dans le Bois du Mot ne figurant pas sur la carte Ign, nous permettant de varier les parcours quotidiens dans la limite (presque) du rayon de 1km.
Pour ma part j’ai la chance d’avoir un petit potager (40m2) dans un ‘’jardin partagé’’ non officiel, qui m’a aussi donné l’occasion de déplacements presque quotidiens même si c’est un peu au-delà du km autorisé.
Encore une douzaine de jours et cette limitation stricte deviendra un mauvais souvenir. Mais il nous faudra bien attendre encore quelques mois pour retrouver notre vie associative d’avant.
D’ici là faisons preuve de patience, prudence et imagination pour maintenir et même élargir les liens qui nous unissent.
Auteur : Jean-Paul Pezet
Plus que ou encore deux semaines; chacun voit le verre comme il veut.
Il est peut-être temps d’envoyer un message à nos gouvernants? Envoi au Palais de l’Elysée, copie à l’Hôtel Matignon et, en sécurité, copie cachée à l’Hôtel de Ville du Havre?
Avec l’aide fondamentale de Pierre Perret, je propose le petit texte suivant:
Ouvrez ouvrez la cage aux randos
Regardez-les s’égayer c’est beau
Gouvernants si vous oyez
L’z’Amis d’Vouilloux prisonniers
Ouvrez-leur la porte vers la liberté
Bonne soupe Christine. Il y a peu, un soir, je me suis fait un potage aux orties avec la recette suivante:
Une bonne poignée de pointes d’ortie, faire fondre dans de l’a&il des ours à l’huile, à feu doux, ajouter de l’eau, faire bouillir puis ajouter des vermicelles en fonction de la consistance souhaitée.
Un soupçon d’épice « douce », un bocon de fromage!
Auteur : Françoise M
Super, la chanson, Jean-Paul!
Maintenant on a hâte de t’entendre nous la chanter à la prochaine rando. 🙂
Auteur : CHRISTINE BURNIER
Miam, j’espère que la mienne sera aussi bonne que ta soupe Jean-Paul.
Je pense qu’il n’est pas trop tard pour cuisiner le farcement !
Ce plat existe déjà au moyen-âge, à l’époque, on farcissait une panse avec de la graisse, du fromage, des oeufs,… puis avec du chou rave.
Maintenant les recettes sont variées, la base est généralement la même, vieilles pommes de terre râpées, oeufs, crème, pruneaux, lard, sel, poivre,… agrémentée d’airelles si on habite à Chamonix, de cerises à Combloux, d’abricots à Passy, poires sèches,…
Mais à Magland, plusieurs recettes :
– Avec de la polenta, car sur la droite de l’Arve, pas beaucoup de terrain pour les patates ;
– Avec des poires Geantet (poires rouges)
Avec un mode cuisson différent :
– A la cocotte au four à pain
– au torchon dans l’eau frémissante
– à la rabolire ou farcementire, plus pratique, moule avec une cheminée et plongé au bain marie. Moule en fer réalisé chez M. Pianfetti à Sallanches.
Souvent ce farcement était réalisé le samedi soir et cuit pendant que les dames allaient à la messe. La messe durait plus longtemps, et le trajet à pied aussi.
La recette de ma grand-mère : Pour 10 personnes
– 3kg de pommes de terre râpées
– 12 tranches épaisses de lard
– Pruneaux, raisins secs,…
– 1 ou 2 oeufs
– 1 cuillère à soupe de farine
– un bocon de beurre ou de crème fraîche
– Un peu de gros sel
– poivre
– Noix de muscade ou gniole…
Le plus long c’est de râper les pommes de terre. Personnellement je râpe avec mon robot, la plus petite grille.
Pour le moule, je le beurre vraiment, et je le réserve au réfrigérateur, puis je range les tranches de lard.
Pour le faire cuire, j’utilise ma cocotte minute, environ 2h au lieu de 4H.
Si vous n’avez pas de moule à farcement, il faut trouver un moule qui ferme bien et qui va dans la cocotte minute.
Bonne dégustation.
Auteur : Françoise M
Je fais le même que toi Christine, sauf que je mets en plus des lardons dans le mélange, histoire que ça soit encore plus léger 😀 Et je mets le moule au bain marie dans le four.
Mmmmm, ça me fait envie, du coup !
Auteur : Babette
Alors c’est cela le menu d’anniversaire ? Soupe, farcement, et le gâteau, c’est quoi ? Rose, n’oublie pas les bougies !!! Grosses bises, Christine (si je ne me suis pas trompée…..)
Auteur : christine burnier
Tu as raison babette
Bises
Auteur : rose-marie
Et voila … encore une occasion perdue 🙁
que de bouteilles pas bues
que de gâteaux pas mangés
que de bougies pas soufflées
ca commence à être tristouille
bise à toi Christine 🙂
Auteur : christine burnier
Merci les filles.
Pas de découragement, on va s’en sortir