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Classé dans (non catégorisé) par admin le 26-02-2022

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Les circuits de randonnées sont souvent l’occasion d’être interpelés par des éléments du patrimoine dont on aimerait connaître l’histoire ou la signification.

Sont reproduits ci-dessous les informations complémentaires postées par les adhérents dans la rubrique “commentaires” (petit carnet et crayon en page d’accueil)

En complément, n’oubliez pas de consulter la rubrique “toponymie” ci-contre à droite (site réalisé par René Siffointe) qui fourmille de renseignements sur les noms de lieudits et sommets et leur identification

 

Christine le 27/02/22

Petite info pour les randonneurs de la petite ravine.
Nous sommes passés rapidement à côté du chalet de Beauregard.
A l’origine c’était un alpage situé sur la commune de demi-quartier mais le chalet appartient à combloux.
En 2004, la société milka à tourné sa publicité “et la marmotte elle met le chocolat dans le papier”.
Milka avait refait la moitié du toit en tavaillon et planté des sapins coupés dans la forêt.
Nos vaches n’étaient pas assez belles, ils avaient amené les leurs.
Il y a encore beaucoup de choses à dire, mais trop long.

 

Jean Paul : L’église du plateau d’Assy et le père M. A. Couturier  (11 12 21)

Avant la Seconde Guerre mondiale, le plateau d’Assy est une station sanatoriale réputée, qui accueille les malades atteints de la tuberculose. On y compte alors une vingtaine d’établissements de soins (sanatoriums). Certains ont une petite chapelle ; dans les autres les malades sont visités par des aumôniers. Mais, dans ce lieu isolé, il n’y a pas d’église.
Dès 1935, le chanoine Devémy, aumônier du sanatorium de Sancellemoz, pense à bâtir une église pour les malades et le personnel sédentaire du plateau d’Assy. Il décide, après accord de Mgr Florent du Bois de la Villerabel, évêque d’Annecy, de lancer un concours d’architectes qui a lieu en 1937, et au terme duquel il confie la réalisation de l’église au jeune architecte savoyard Maurice Novarina, qui s’engage dans l’édification d’une église, sans prétention2. Pour la construction, il décide d’utiliser les matériaux de la région : une pierre du pays (une carrière est ouverte à cet effet), le bois et l’ardoise. Les travaux sont confiés à des entreprises régionales. Ils commencent en 1938 et sont terminés, pour le gros œuvre, avant la déclaration de guerre.
Alors que l’église sort de terre, le chanoine Devémy a envie de la décorer. Il veut trouver, pour « son » église, un petit « bijou ». Ami de l’artiste et père dominicain Marie-Alain Couturier, il est invité par celui-ci à Paris pour visiter une exposition. Il tombe en arrêt devant un vitrail de Rouault, représentant un Christ de la Passion. Il rentre à Assy, regarde les mesures des fenêtres de son église : l’œuvre de Rouault s’enchâsse exactement dans les cadres de pierre ! C’est, dit-il, « le miracle d’Assy ».

Pierre Couturier fait sa profession d’oblat bénédictin le 7 avril 1924 ; il décide pourtant d’entrer chez les dominicains en 1925, « subitement » selon le témoignage qu’il nous a laissé. Il prend l’habit le 22 septembre 1925 au noviciat d’Amiens en même temps que quinze autres novices. Il fait sa profession simple un an plus tard et part au couvent du Saulchoir à Kain. Il multiplie déjà à cette époque les dessins, aquarelles et gouaches pour le noviciat.
Il est ordonné prêtre le 25 juillet 1930 puis fait ses deux dernières années d’études à Rome où il entreprend une correspondance avec Pie Raymond Régamey qui sera une constante de sa vie consacrée. De 1932 à 1935 il effectue son ministère à Sainte-Anne en Haute-Savoie. Il peint toujours régulièrement pour lui-même ou pour honorer les commandes de ses frères du Saulchoir, de Louis Rouard ou du couvent du Saint-Sacrement à Paris. Il connaît quelques échecs artistiques à cette époque.

Chargé en 1937, avec le père Pie Raymond Régamey, de la direction de la revue L’Art sacré, il y développe la nécessité de rompre avec l’académisme pour faire appel aux plus célèbres et talentueux des artistes quelles que soient leurs pratiques religieuses :
« La décadence des arts sacrés a aussi des causes spirituelles et sociales. Mais ses causes artistiques se ramènent toutes à l’académisme, directement ou par contre-coup »

Durant les étés de 1949, 1950 et 1951, Couturier réalise des fresques pour la nouvelle église du Sacré-Cœur, à Saint-Servais, près de Namur (Belgique). En outre il se rend à l’automne 1952 à Oslo, pour compléter le programme des vitraux de l’église du couvent dominicain. Il prépare les esquisses mais il ne peut les réaliser.
En 1950, dans un article intitulé « Aux grands hommes les grandes choses », il s’indigne que :
« Cent vingt églises ont pu être bâties autour de Paris sans qu’un seul des grands architectes français, respectés du monde entier, ait été seulement consulté. »
« Il vaut mieux, estime-t-il, s’adresser à des hommes de génie sans la foi qu’à des croyants sans talent. »
En effet, pour lui, « tout art véritable est sacré. » C’est donc aux plus grands artistes de son temps que le père Couturier fera appel pour décorer l’église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d’Assy : Pierre Bonnard, Fernand Léger, Jean Lurçat, Germaine Richier, Georges Rouault, Jean Bazaine, Henri Matisse, Georges Braque, Jacques Lipchitz et Marc Chagall, entre autres. L’audace de certaines œuvres et l’indépendance des artistes déclencheront la « querelle de l’art sacré ».
Comme vu plus haut, le père Couturier effectue son ministère à Ste Anne, de 1932 à 1935 ; il est aumônier du préventorium ; c’est peut-être à cette époque qu’il rencontre le chanoine Devémy, étant tous deux aumôniers dans des établissements de santé au Pays du Mont-Blanc ?

En 1882, un saint-rochain enrichi à Lyon dans le chocolat, décide de construire un très grand bâtiment de trois étages abritant sa résidence secondaire, un métayer et une activité d’élevage de laitières. Au lendemain de la grande guerre, l’épouse de Louis Veillard,. sénateur de Belfort, qui a acheté aux Payraud le chalet, le transforme en maison de repos ; elle avait fait le vœu de créer un préventorium si son mari guérissait de son asthme.

Au cours des années 30, la gestion du préventorium Ste Anne, réservé aux jeunes filles, est confiée à une communauté de dominicains ; le révérend père Marie-Alain Couturier est aumônier de l’établissement de 1932 à 1935.
Il loge non loin du préventorium, dans une vieille maison, ancienne maison commune et régence (école) du quartier ; ce chalet est situé en face de la chapelle Ste Anne ; l’ancien chemin qui passait entre les deux bâtiments est devenu la route de Bardet.

Quelques années plus tard, un autre père dominicain loge, pendant les vacances d’été, dans la « régence » : le père Bernard Rey, docteur en théologie et en philosophie, dont certains se souviennent encore pour son érudition, sa patience pédagogique et d’exceptionnelles discussions, y compris avec un certain jeune garçon, auteur de ces quelques lignes.

 

 

Jean Paul

“Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages,
mais à avoir de nouveaux yeux” Xavier Forneret

Suzanne : la citation “le véritable voyage ….” est attribuée à Marcel Proust

Saix = arête rocheuse.

 

Jean-Paul

Nous étions sur l’alpage de Loriaz qui a une histoire ancienne, riche et représentative des alpages communautaires.
Ci-dessous le lien vers un document assez ancien, mais clair.
https://www.persee.fr/doc/rga_0035-1121_1976_num_64_2_2041

 

le 25/10/21 : Je rebondis sur les messages concernant la sortie de jeudi sur les traces du Baroque: grand merci à Christine de nous avoir ouvert une partie de sa passion historique et patrimoniale.
Juste un détail qui m’a chagriné; pour l’origine du mot Lachat, Christine nous adit qu’il s’agissait d’un plat ou replat. Je n’avais pas du tout compris que le terrain était plat autour des deux fermes de mon arrière grand-père. Je suis allé consulter R. Sifointe: il nous dit qu’il s’agit de prés pierreux. Comme quoi les variations locales du patois sont impénétrables. Un replat, ici sur le quartier du Mont, c’est un plan, comme plan Perat, plan des ours, le Planet …
Je vais voir sur le dictionnaire du patois de Cordon, ce qui y est raconté, et vous en parle prochainement.

Réponse de Christine : Désolée de t’avoir chagriné
Lorsque j’ai interrogé claire sur l’étymologie chatrix, elle m’a dit que c’était la même Racine que lachar, lachat,c’est à dire replat
Et c’est ce que j’ai retenu de mes cours.
Mais ce n’est pas vraiment une science exacte.
C’est vrai que sur le site de henri…, dont c’est inspiré René siffointe on trouve la definition que tu nous as donné.
A plus

 

Jean Paul 31 07 21

https://drive.infomaniak.com/app/share/286188/8e01249d-390d-4403-9562-070c2dea033b

Lors de diverses balades ou randonnées, Christine femme Burnier nous a parlé de ses ancêtres graniteurs. Je l’ai évoqué, il y a ici, à La Balme, un bassin en granit daté 1869, réalisé du temps où une demoiselle Burnier était propriétaire.
J’ai donc éprouvé le besoin de compléter la saga “les Brunier et les graniteurs” avec une histoire vraisemblable de ce bassin. Copier/coller le lien en tête de ce commentaire pour accéder au pdf.

Complément de Christine : Pour rebondir sur le texte sympa de jpp, mon arrière grand-père j. Maffioli, tailleur de pierre à acheté la propriété à domancy en 1908 à une sophie burnier.
Malheureusement cette dame est partie à paris comme porteuse de pain et est morte dans la misère.
Et aujourd’hui retour des burnier à domancy, mais du tout de la même famille.

 

Jean Paul 30 06 21

Hier nous piétinâmes la houppette du bon roi Louis-Philippe. D’aucune s’est souciée de son épouse. Après vérification, il s’agit de Marie-Amélie de Bourbon Siciles; elle lui donnera une nombreuse progéniture alliée à la noblesse, voire la royauté européenne.
J’avais évoqué Marie-Adélaïde en indiquant que je confondais épouse et soeur. Effectivement sa grande soeur Adélaïde, qui fut sa confidente, est celle qui, impotente, se faisait hisser dans une chaise en osier entre les étages du château de Fontainebleau; c’est l’une des nombreuses curiosités de ce château chargé d’Histoire. Adélaïde était également le prénom de sa mère. Quant à son père, Philippe d’Orléans dit Philippe Egalité pendant la révolution, il a voté la mort de Louis XVI; pas tendre le cousin!

Mardi dernier, discussion autour de la signification du mot balme.

Recherche faite dans un dictionnaire trouvé sur Sabaudia, celui de J.P. Brusson dans son ouvrage sur Cordon et sur le site de Siffointe: tous concordent; il s’agit d’un abri de berger sous une roche. Dans des actes anciens que je possède, il est écrit “Barmaz”. Ce serait le mot originel avec une dérive vers Balme sous la pression de la langue française.
Je n’ai trouvé nulle part de notion de réserve d’eau; peut-être dans des contrées lointaines du duché?

Au passage, un dicton ayant cours à Cordon, selon Husson, qui devrait faire grand plaisir au sexe faible:
Dicton : 1 bé d pwât è lé femàl koéçya, y è sôlid : le bois debout et les femmes couchées c’est solide.

 

Jean-Paul  01 06 21

Au cours d’une récente randonnée, nous nous posé la question de la traduction du mot “outaz”. J’avais répondu, de mémoire, qu’il s’agissait de la maison.
J’ai retrouvé la contribution de notre référent Christine, en réponse à la même question l’an passé.

 

Christine B. le 7/12/20

Coucou
Suite à la demande de Jean-Paul, concernant le mot “l’Outa” :
D’après le groupe de patois de Megève, c’est “La Maison” en général, souvent on emploie l’expression “derri ‘Loutaz”. Guichon connait bien cette expression.
A bientôt

Suite à une question qui m’a été posée dans la voiture lors de notre périple en Savoie :
Etymologie du mot “Golette”
Viendrait de “Maison isolée”
Je pense que ça correspond bien, on le voit encore aujourd’hui sur Magland.

 

Christine  01 05 21

Ah ces sacrés savoyards !
Au XIIIème siècle, quand les scribes du Duché de Savoie ont commencé à écrire les noms des différentes paroisses en franco provençal et non en latin, ils ont eu l’idée d’utiliser des lettres non inusitées de l’alphabet latin, pour signaler une prononciation locale.
le “Z” a été mis pour dire que la dernière voyelle ne soit pas prononcer, ex. Arpenaz, en savoyard Arpen, la Giettaz, La Giette ….
Quand il fallait prononcer on mettait un “x”, comme Chamonix.
Bonne journée pluvieuse

 

 

Christine   08/10

Demi quartier
D’après un site sur internet,
L’origine est incertaine
Elle peut-être attribuée à la forme de son territoire, qui rappelle un croissant, un quartier, ou à l’appellation quart était donnée à certaines parties des seigneuries.

 

Jean Paul   23/09/20

Mardi randonnée à partir d’Arâches avec nombre d’oratoires, de chapelles. Le premier oratoire rencontré, juste à l’arrière du cimetière d’Arâches, contient une statue d’une femme avec sa fille. La femme tient un livre dans ses mains. Vérification faite, il s’agit bien de Sainte-Anne avec sa fille Marie, qui sera mère de Jésus. Il est dit que Marie a été consacrée à Dieu suite aux difficultés que ses parents (Anne et Joachim) ont eues pour avoir un enfant. Le livre fait référence à cette éducation et est l’un des attributs symboliques d’Anne.
En fouillant sur le net, j’ai trouvé des photos de statues très ressemblantes, mais sans date. La facture n’est pas moyen-âgeuse, ne semble pas être baroque. Je la situe donc, sans aucune certitude ni garantie, au XIX ième siècle.
Si quelqu’un en sait plus, je pense que nous sommes preneurs.

 

Jean Paul   7/09/20

Au cours des dernières randonnées, nous avons vu des couvertures de toits en bardeaux de bois. Tavaillons ou ancelles?
Quelques éléments issus du net et de la biblio perso, que Christine corrigera ou complètera.

Les ancelles sont faites en planchettes de bois (épicéa ou mélèze en général) refendues dans le fil, mesurant 15 à 20 cm de large et entre 50 et 80 cm de long. Les ancelles sont directement posées sur des toitures de faible inclinaison (environ 25°) et maintenues par des pierres ou des poutres posées à même le toit.

À partir du XVIIe siècle, les tavaillons, plus courts, plus résistants, se répandent de plus en plus, au détriment des ancelles.

Le tavaillon et le tavillon diffèrent par leur technique de pose : le tavaillon est posé bord à bord, avec un recouvrement vertical, quand le tavillon est posé avec un double recouvrement, vertical et latéral, étant de ce fait plus adapté à des toits courbes.

Leurs dimensions et leurs formes sont variables suivant les régions :effilé en longueur, de 10 à 14 cm de large pour 40 à 45 cm de long et 15 à 20 mm d’épaisseur, dans l’est de la France et les Alpes françaises. On parle de tavaillon. Ils sont en principe cloués avec ou sans pré-perçage.

 

Christine le 2/09/20

Suite à notre très sympathique rando sur Servoz, voici une réponse concernant le mot “Souay”; Clôture d’un champ.
Mes sources, “Les noms de lieux en France glossaire de termes dialectaux, d’André Pégorier.

Christine, le 25/03/20

Balade dans la plaine de passy, domancy
Au printemps, les passerands avec leur bétail pratiquaient la remue depuis passy, en direction de la trappe, puis ayere, moede ou pormenaz
A l’automne, ils empruntaient le même itinéraire et continuaient jusque dans la plaine.
Autrefois la plaine n’était pas labourée à cause de ces terres caillouteuses. Ces pierres proviennent des anciens méandres de l’arve.
La géologie apparaît à la fin du XIXe s. Avant on croyait qu’on avait beau ramasser les pierres, elles repoussaient toujours, comme les patates.
On dit que cette plaine est en lames de parquet, elle serait une des seules en Europe.
Grâce à cette disposition, tous les paysans avaient l’accès à l’eau pour leur bétail.
Les granges sont composées d’une minuscule cuisine, d’une chambrette, de l’écurie des vaches (étable), et de la grange pour le foin.

 

Jean-Paul  le 21/02/20

Quelques mots sur le TMB que nous avons croisé ce jeudi 20/02.
En 1949 un projet est proposé par le département, la commune de St Gervais, une filiale de la SNCF et la compagnie du TMB. La situation financière de cette dernière est très mauvaise: le projet ne peut voir le jour.Un industriel lillois, Pierre Nourry,rachète l’hotel du col de Voza et en 1955 lapresque totalité de la compagnie du TMB qui dessert l’hotel.
Les travaux sont lancés; ils incluent l’électrification de la ligne. Les trois motrices sont reçues en 1957 et l’exploitation commerciale débute dès le 2 juin. Les trois motrices portent les prénoms des filles de P. Nourry: Marie, Jeanne et Anne.

 

Françoise M.  le 9/01/20

Les dessins sur les blocs de Plaine-Joux ont été sculptés en juillet 2012 par 4 sculpteurs.
J’ai trouvé ceci sur la grotte de Baré, située sur la commune d’Onnion:
La grotte du Baré est le plus ancien site archéologique de la Haute-Savoie[3]. Il a fait l’objet de plusieurs campagnes de fouilles dans les années 1950, qui ont permis de mettre au jour des outils en silex, attestant de l’occupation par les Néandertaliens, ainsi que des ossements appartenant à plusieurs espèces animales « comme l’ours et le lion des cavernes mais aussi des espèces encore présentes comme le lynx boréal, l’ours brun, le loup, le renard, le blaireau, la martre, le cerf élaphe, le bouquetin, le chamois, le lièvre européen, la marmotte », sur une période allant de -70 000 à -30 000 B.P.[4],[2].

Complément de Jean-Paul  Lors de la randonnée du jeudi 9/01/2020, il a été posé la question de la signification de Plaine-Joux. Françoise M. a fait une recherche générale sur le net et a trouvé Joux = Forêt. Je suis allé sur le site de R. Sifointe pour éventuellement affiner en local: rien de plus; Plaine-Joux signifie donc un replat boisé. Qu’on se le dise!

 

Martine B.  le 7/01/20

Sortie du Salève
– Je n’ai pas réussi malgré internet et ma doc. à identifier l’essence des arbres remarquables peuplant le Salève. Appel à tous les savants de Vouilloux
– La Tour Bastian (ou Tour des Pitons) fut érigée entre 1820 et 1830 par Claude François Bastian notaire et maire de Frangy, propriétaire de l’alpage du Petit-Pommier. C’est le point culminant du Salève (1379m), sur la commune de Beaumont. Elle repose sur un premier poste de guet du XIVème édifié sur le plus beau lapiaz du Salève sur le plateau sommital au bord de la falaise.

Les arbres du Salève  suite
Merci à Suzanne qui a clarifié la question des curieux arbres du Salève.
Il s’agirait tout bonnement de hêtres (ou “fayards”). Les hêtres se présentent d’ordinaire sous la forme d’arbres élancés aux troncs bien droits, parfois sous l’aspect de cépées aux denses rejets. Ce qui est le cas sur le plateau du Salève. Il arrive que des individus âgés, isolés poussent dans des conditions difficiles : port étalé, tronc court irrégulier, branches tortueuses, dimensions exceptionnelles…
Le massif du Salève est riche de ces remarquables “fayards” très étranges, tant par leur taille que leur port curieux mais majestueux.
En rando, la nature nous réserve toujours de belles surprises !!

 

Christine B. le 7/12/19

Coucou
Suite à la demande de Jean-Paul, concernant le mot “l’Outa” :
D’après le groupe de patois de Megève, c’est “La Maison” en général, souvent on emploie l’expression “derri ‘Loutaz”. Guichon connait bien cette expression.
A bientôt

 

Précision de Jean-Paul, le 13/11/19

Le mot chevreau est peu usité dans la région. Est-il réservé, dans notre économie rurale, à la peau précieuse qu’utilisent les maroquiniers de luxe à Paris?
Ici, c’est plutôt le cabri, mot d’origine provençale, donc cohérent avec notre patois franco-provençal.

 

Martine le 12/11

Un petit oubli sur les familles d’ongulés. Le daguet est un jeune cerf de seconde année chez lequel le premier bois est réduit à une dague (une simple tige sans bifurcation)
Autre chose. Les fleurs du coteau de Saint Roch doivent être des asters d’automne. Il y en a 500 espèces (grande variété de taille, de forme et de coloris…)

Martine, le 10/11/19

Encore un peu de culture … plus scientifique cette fois. En rando, on se pose parfois beaucoup de questions !
Voici les noms d’animaux du secteur avec leur famille.
Chamois: mâle : bouc
: femelle : chèvre
: petit : chevreau
: petit mâle de 18 à 48 mois : éterlou
: petite femelle de 18 à 48 mois : éterle
Bouquetin : mâle: bouquetin
: femelle : étagne
Chevreuil: mâle: brocard
: femelle : chevrette
: bréhaigne (vieille chevrette stérile)
: jeune : faon (avant 6 mois)
: chevrillard (jusqu’à 1 an
Cerf: mâle : cerf
: femelle : biche
: petit : faon

 

Christine le 7 novembre

Clocher de Combloux, construit en 1828, par l’architecte septimontain, Claude François Amoudruz. C’est suite au retour de la Savoie en 1815 dans le giron sarde, que le curé “Dutruel” organisera une souscription, en une seule nuit, il va récupérer 5000 F/or. Croyance et crainte. Ce clocher est recouvert de 3 tonnes d’acier inoxydable vieilli, et de 1200 km de soudure. Les écailles sont soudées par 4. Petite anecdote, savez-vous pourquoi les coqs souvent n’ont pas de pattes, c’est parcequ’il n’y a rien à gratter chez les curés. Chut !!

Christine le 30 octobre

Pour terminer avec les bornes romaines, une info que vous ne trouverez peut-être pas :
côté Megève, on n’a bien compris que c’était les Ceutrons
côté de la vallée ; les Allobroges
Donc 1/2 Quartier = frontière
Combloux et Megève, ont un patois complètement différent. Mais la différence n’existe plus aujourd’hui, car les Megevans sont venus voir les Comblorannes et vis versa.

Christine le 30 octobre

Merci JP.
Il y a une très belle revue qui a été éditée, il y a au moins 10 ans par Cordon, qui traite des Bornes Romaines. Je pense que l’on peu encore l’acheter à l’OT de Cordon.

 

28/10/19

Par Jean-Paul, problèmes de bornes  Grand merci à Christine pour ces éclaircissements sur la borne dont on s’est bien demandé ce qu’elle f… là.
Deux ou trois réflexions profondes: De quel côté les Allobroges et les Ceutrons? Je vais fouiller dans mes archives pour savoir.
Des problèmes entre la Giettaz et ses voisins: me rappelle quelques histoires avec ces gens du côté de Cordon et St Roch!!
Les chiens ont tendance à pisser sur les bornes pour marquer leur territoire; celle-là a dû être bien arrosée! Y-a-t-il un lien avec Vespasien?
De nos jours, on ne met plus de belles bornes marquées Fines, mais de vilains bouts de ferraille peints en rouge orangé. O tempora, O mores! (juste pour reboucler sur les latins, bien sûr)

Extrait du site Sabaudia:
“Au Ier siècle de notre ère, l’épigraphie atteste que les relations entre les Allobroges et les Ceutrons furent souvent conflictuelles et qu’elles portèrent certainement sur l’utilisation des alpages. Ainsi ont été retrouvées trois bornes frontières à la limite des communes de La Giettaz et de Cordon sur lesquelles était gravé le mot FINES ” limites “, destiné à matérialiser ” la frontière ” entre les Ceutrons et les Allobroges : au col du Jaillet, sous le col de l’Avenaz et au col du Petit Croisse-Baulet. Mais la borne la plus significative a été mise au jour à Passy, sur le versant occidental du col de La Forclaz-du-Prarion (CIL XII 113=ILHS 82). A la suite probablement de nouvelles tensions entre les deux communautés, le légat propréteur de l’armée de Germanie, Cnaeus Pinarius Cornelius Clemens, fut envoyé, au cours de l’année 74, par l’empereur Vespasien pour fixer définitivement les limites entre les deux peuples qui appartenaient à deux provinces différentes. Il semble alors que la haute vallée de l’Arve, qui avait appartenu jusque-là aux Allobroges, ait été détachée de la cité de Vienne lors de cette opération de bornage, avec une constatation : à la cité de Vienne étaient affectés les vallées et les piémonts, aux Ceutrons était réservée la montagne.”

Et ben, çà date pas d’hier nos problèmes de bornes; m’étonne pas que l’on ne sache plus pourquoi il faut se méfier, voire plus!

 

Christine B. le 27/10/19

Je ne peux pas marcher avec vous et je le regrette bien, mais je peux vous dire des petites choses sur le patrimoine, aujourd’hui à retardement.
Avez-vous vu la borne au Col du Jaillet : La borne romaine du Jaillet, découverte en 1963, a été placée en 74 ap.jc. sur ordre de l’Empereur Vespasien, en compagnie d’autres bornes (Col de l’avenaz et Petit Croise Baulet), pour délimiter les territoires des Ceutrons et des Allobroges. Gravée “FINES” (limite), elle a marquée la frontière entre les alpages de La Giettaz et de ses voisins jusqu’au 18e siècle. Comme d’autres bornes, elle a été “rebattée” (jetée dans la pente) ou cachée pour brouiller les limites des pâturages lors des conflits d’alpage.

 

Martine B. 08/10/19

Sujet sérieux évoqué en rando. Réponse : coccigrue : s’écrit également coxigrue de nos jours et s’écrivait parfois coquecigrue autrefois. Mot employé dans la littérature pour la première fois par François Rabeelais.
Définitions (pour aire court !) :
– animal imaginaire
– fantasme, illusion
– absurdité, baliverne, sornette, sottise et la personne qui les raconte.
Maintenant je mettrai un Petit Larousse dans mon sac à dos pour répondre à vos questions !!! Martine… à votre service

 

27/07/19
Christine : la borne au Col du Jaillet : La borne romaine du Jaillet, découverte en 1963, a été placée en 74 ap.jc. sur ordre de l’Empereur Vespasien, en compagnie d’autres bornes (Col de l’avenaz et Petit Croise Baulet), pour délimiter les territoires des Ceutrons et des Allobroges. Gravée “FINES” (limite), elle a marquée la frontière entre les alpages de La Giettaz et de ses voisins jusqu’au 18e siècle. Comme d’autres bornes, elle a été “rebattée” (jetée dans la pente) ou cachée pour brouiller les limites des pâturages lors des conflits d’alpage.

 

09/04/19
Suite à la demande de Christiane Mazin, concernant Saxel, voici quelques infos par Christine B.:
L’émigration en Savoie est très présente dès le 17°s. Saxel en est un bel exemple ! En 1726 sur 22 hommes répertoriés, il reste 1 homme de 60 ans et 4 enfants mâles. Tous les autres sont partis dans le Valais, en Alsace et en Autriche.
On peu remarquer un joli oratoire qui abrite la Sainte Famille, avec sur la grille, la date de construction : 1775, les initiales MF : Marin Joseph Fontaine, le chiffre 4, le symbole des migrants. Vu le travail de fer forgé, M. Fontaine était certainement forgeron !

 

27/06/19 par Christine B.
Suite à notre sympathique rando au-dessus de Praz-sur-Arly, l’éthymologie de “gâteau”, pour faire court, viendrait de “terre ravagée, inculte”.

 

17/07/19 par Jean-Paul
Chemin des diligences, sur les pas de Napoléon III. Traité d’annexion en mars 1860, plébiscite en avril. Sa Majesté Impériale est venue à Sallanches fin août et est allée jusqu’aux glacières de Chamouny entre fin août et début septembre 1860.

 

18/07/19
Eglise de Trient : elle néo classique et de religion catholique romaine. Pour l’instant je n’ai pas de réponse pour la couleur rose.

 

21/07/19 par Jean-Paul
Prapacot ou prapaccot: pacot veut dire boueux, pra pacot est donc un pré boueux. Autre origine de Paccot, selon René S, nom de famille.

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